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Le réaménagement des carrières

Depuis 1993, les carrières sont soumises à la loi sur les installations classées pour la protection de l'environnement. L'ouverture, l'exploitation et la fermeture des sites sont soumis à une réglementation très stricte. Elle impose en particulier que le site soit remis en état en fin d'exploitation pour être rendu à ses propriétaires ou confié à une société de gestion, selon les activités prévues.


Les travaux de réaménagement sont coordonnés à l'exploitation et comprennent
les opérations suivantes :

- mise en sécurité et nettoyage des terrains et de toutes les structures n'ayant pas d'utilité après la remise en état du site,
- travaux de terrassement : modelage, talutage, régalage de la découverte,
- ensemencement et plantations,
- réalisation d'aménagements spécifiques dans le cadre de la valorisation écologique du site et la mise en sécurité.


Le choix de remise en état est fonction :
- de la situation géographique du site (localisation de la carrière),

- du contexte socio-économique et humain du secteur (environnement agricole, industriel, loisirs et accueil du public, zone naturelle...),

- des contraintes techniques d'exploitation (profondeur de l'excavation, présence

de fronts, de plan d'eau résultant de l'exploitation, présence de la nappe phréatique, stériles d'exploitation, apports de remblais extérieurs inertes),

- des contraintes de sécurité (stabilité des terrains, fronts ou berges après exploitation),

- de l'environnement (paysage, archéologie),

- des enjeux écologiques (sensibilité floristique et faunistique des terrains).


Le profil de réaménagement est modelé de façon harmonieuse, afin d'accroître
la diversification de la végétation et la qualité paysagère et redonner ainsi une unité paysagère de qualité au secteur. Les bords des fouilles sont raccordés en pente douce avec le terrain naturel. Les matériaux utilisés peuvent être :

- des stériles d'exploitation,

- des boues issues du système de recyclage des eaux de process de l'installation, qui seront déversées et mises à sécher dans les casiers d'exploitation,

- ou des matériaux de remblais extérieurs strictement inertes. Ceux-ci seront minutieusement triés avant d'être utilisés pour le remblaiement.


A la suite de quoi, 20 à 50 centimètres de terre végétale sont à leur tour mis en place. La terre de découverte est autant que possible réutilisée directement dans le cadre d'une remise en état coordonnée à l'extraction.
Le stockage des matériaux de découverte se fait sur une faible durée, de manière
à réduire le lessivage des éléments nutritifs et la destruction du sol. Des soins particuliers seront apportés aux travaux de reconstitution du sol, qui contribueront
au succès d'une revégétalisation. Par exemple :
- non compactage de la terre végétale
- drainage
- ensemencement rapide
- etc.

 

Les mesures suivantes sont prises, afin d'amorcer une colonisation floristique naturelle et assurer ainsi la réussite de la remise en état :
- les espèces locales sont privilégiées et la composition est diversifiée, afin d'offrir le maximum d'opportunité concernant les habitats ou la ressource alimentaire,
- compte-tenu du temps de croissance des arbres, ils sont de préférence plantés au fur et à mesure de l'exploitation,
- les plantations réalisés sont fonctionnellement liés aux autres zones réalisées (zones humides ...),
- la mise en place d'une structure tridimensionnelle à quatre strates est favorisée : strate des mousses, strate herbacée, strate arbustive, strate arborée,
- les spécimens plantés sont de jeunes plants forestiers de 2 ans. Ils sont protégés contre les dents des herbivores par un grillage. Un entretien est réalisé les premières années, afin d'éviter la dessiccation des plants et une trop forte concurrence avec les herbacées.